Pour maintenir l'élan, concentrez-vous sur le prochain petit pas, pas sur la montagne entière.
@ Joyce Meyer.
Cette semaine, au cours d’une discussion avec un collègue, nous avons parlé du changement et de tout ce que cela implique parfois. Il partageait avec moi son ressenti après avoir occupé son poste pendant un certain temps. Il m’a confié qu’il ressentait le besoin de renouveau, d’un changement dans sa vie professionnelle.
Curieuse, je lui ai demandé : « Es-tu prêt pour ce changement ? En es-tu heureux ? » Sa réponse m’a surprise : « J’ai deux sentiments qui se bousculent en moi. Je me sens à la fois triste et content. » Poussée par la curiosité, je lui ai alors demandé : « Pourquoi es-tu triste ? » Il m’a répondu : « J’ai peur du changement. Le changement m’effraie. Je sais ce que je quitte, j’en ai une idée précise, mais je ne sais absolument pas ce que je vais découvrir ou embrasser. »
La peur du changement : un sentiment que beaucoup d’entre nous partagent.
Honnêtement, je ne sais pas pour vous, mais il m’arrive aussi d’avoir peur du changement. Cette petite conversation avec mon collègue m’a plongée dans mes propres souvenirs. Elle m’a rappelé des occasions que j’ai laissées passer, non pas parce qu’elles n’étaient pas intéressantes, mais simplement parce que j’avais peur du changement ; ces opportunités que j’ai négligées ou repoussées juste parce que je m'étais imaginé plusieurs équations dans ma tête au point de douter.
Le changement, bien qu’incontournable dans nos vies, peut être source d’angoisse : quitter une situation familière pour s’aventurer vers l’inconnu n’est jamais facile. Cependant, avec un peu de courage, ces moments peuvent devenir des étapes décisives de notre parcours. Nous ne pouvons pas grandir en restant dans le même cadre. Pour voler, le bébé oiseau a besoin, à un certain moment, de quitter le nid de sa mère. Nous devons, parfois, accepter de quitter notre zone de confort, partir à la quête de nouveaux horizons ou embrasser les défis qui se présentent à nous.
Le changement dont je parle ne se limite pas au travail. Il concerne aussi nos relations, nos habitudes, nos routines, ces éléments de notre quotidien qui, lorsqu’ils ne nous apportent plus de défis, ne nous permettent plus de progresser. Notre croissance passe par beaucoup de choses, c'est un résultat de beaucoup d'expériences ; c'est à nous de nous ouvrir…
J'ai lu quelque part que “Ce n’est pas la force, mais la constance qui crée le momentum”, n'attendez pas un moment parfait pour commencer, n'attendez pas des ressources X ou Y, commencez MAINTENANT ! Oser bouger, oser quitter son cadre pour découvrir ce que la vie a encore à nous offrir c'est se donner l'occasion de grandir, grandir est un besoin pour chacun de nous mais n'est pas toujours un processus aisé, ne soyez pas surpris que ça fasse aussi un peu mal, c'est comme ça qu'on murit, qu'on se forge ! Courage !
Photo crédit : Vitor Lopez